Né en 1976 à Boulogne-Billancourt.

Aurélien Lemant

Une enfance voyageuse le laisse sédentaire et casanier, suprême contradiction avec les obligations du métier qu’il se choisit : frappé très tôt par les Beatles et la Science-Fiction, de Frank Herbert à George Orwell, il se destine au théâtre et au cinéma, « parfaits espaces-temps où célébrer les noces de la musique et de la littérature ».

Croyant solitaire dans une joyeuse lignée d’athées, il demande spontanément le baptême catholique, qui lui vient en 1987 dans une chapelle de Marseille. La découverte, à l’âge de quatorze ans, des origines juives d’une partie de sa famille morte à Auschwitz ou des suites des camps de concentration, le plonge pour quelques temps dans l’angoisse, et éperonne durablement son esprit.

En 1992, sa rencontre avec la commeddia dell’arte, sublime fourre-tout occidental à l’intérieur duquel il refait vivre, par le masque, les monstres du Reich comme ceux de Star Wars, dessine l’esthétique de son théâtre à venir, expérimenté dans la Loire avec la troupe des Emanglons, au sein de laquelle il joue Rimbaud, Michaux, Artaud.

Après des études de cinéma à la Sorbonne Nouvelle et des postes de régisseur, électricien ou assistant caméra sur divers courts et longs-métrages oubliables, Aurélien Lemant lâche tout pour se frotter au chant et à la guitare basse, dans des formations rock et funk qui ne débouchent sur rien.

Entré à la fin des années 90 aux conservatoires d’Art Dramatique parisiens dont il ressort major de promotion, il monte Roberto Zucco de Koltès avec les acteurs de la compagnie Vox Populi. C’est à travers cette pépinière qu’il va côtoyer ses futurs co-équipiers, notamment l’acteur circassien Chris Thiery, qui fonde avec lui en 2004 La Carcasse ! Bactérie Théâtrale, « unité élémentaire d’infanterie dramatique », dans le Loir-et-Cher.
Aurélien y joue Nathalie Sarraute, Harold Pinter, et se met en scène sur des textes de Pacôme Thiellement ou Maurice Dantec. Alternant tournées théâtrales et lectures publiques, Aurélien Lemant intègre la revue Ring, dont il est rédacteur en chef de 2008 à 2010, puis collabore régulièrement aux magazines Standard, Gonzaï, Mauvaise Nouvelle, Atlantico, et aux revues Sédition, Klaatu, Discordance, Recours au Poème, La Compagnie à Numéro (Québec), aux Cahiers Européens de l’Imaginaire (CNRS) et aux Cahiers Artaud dont il est l’invité permanent.

Lié aux scènes musicales, il est membre du groupe d’electronica expérimentale Judge Rock (Québec), et le parolier attitré du crooner Greg Reynaert.

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| BIBLIOGRAPHIE |
Traum, Philip K. Dick le Martyr Onirique, Le Feu Sacré éditions, 2012
Blue Öyster Cult : La Carrière du Mal (avec Mathieu Bollon), Camion Blanc, 2013
Deep Purple : De la fumée sur l’eau (traduction du livre de Martin Popoff), Camion Blanc, 2014
Vies et morts des Super-Héros, ouvrage collectif, Presses Universitaires de France, 2016
Le Livres des Trahisons, ouvrage collectif, Presses Universitaires de France, 2016
Messe Rouge : Pourquoi je lis ‘Villa Vortex’ de Maurice Dantec, collection Les Feux Follets, Le Feu Sacré Editions, 2016

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La Carcasse : Bactérie Théâtrale

 

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Crédit photo | Patrick Imbert