LUDOVIC VILLARD

Ludovic Villard | Clot Dumenge, rue Dumenge  | © Octo Kunst

Ludovic Villard | Clot Dumenge, rue Dumenge | © Octo Kunst

Travailleur précaire mais surtout auteur depuis une quinzaine d’années. 30 ans. Egalement connu sous le pseudonyme de « Lucio Bukowski » pour ses activités « rapologiques ». Ses ouvrages peuvent se résumer à une trentaine de nouvelles détruites, à une centaine de poèmes passés à la corbeille, et à 2 romans ayant subit le même sort. Soit un parfait néant de publication.

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INTERVIEW DE LUDOVIC VILLARD

parue dans L’Incontournable Magazine n° 6

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| Quelles les aspects de la ville dans lesquels vous vous reconnaissez et ceux dans lesquelles vous ne vous reconnaissez pas?
J’aime le Lyon mystérieux et silencieux, le Lyon révolté du XIXe siècle, le Lyon spirituel. Cette ville possède dans son essence une identité tellement à part dans ce pays… Néanmoins il faut admettre que cette puissance historique de la ville se meurt depuis déjà quelques temps…

| Comment expliquez vous la mutation de la ville c’est 15 dernières années?
Cette ville n’est plus qu’un attrape-touristes. Une vitrine libérale à ciel ouvert. Aucune politique sociale digne de ce nom, un essoufflement culturel et créatif assez effroyable (sauf évidement pour les « arts subventionnés ») et un mépris total pour les hommes et les femmes qui y vivent… et qui l’acceptent en général, tant qu’on projette de belles couleurs sur la façade de l’Hôtel de Ville trois jours par an. 

| Pensez vous que le phénomène soit Lyonno-Lyonnais ?
J’ai la sensation que ce schéma se répète aujourd’hui à peu près partout… 

| Pouvez vous présenter votre Nouvelle ?
Une journée, une traversée, une vision venue d’en-dessous. Elle s’intitule « Notes prises dans le désert ».