CHRISTOPHE RAMAIN

Christophe Ramain | Place du Gros Caillou, Lyon 4e | © Octo Kunst

Christophe Ramain | Place du Gros Caillou, Lyon 4e | © Octo Kunst

Christophe est auteur, performer et rédacteur web.
Christophe a suivi un cursus universitaire en Psychologie et Criminologie, deux thématiques qui influencent beaucoup son travail en tant qu’artiste.  Il est l’auteur, avec Anthony Sibenaler, du recueil Ornithorique mon Amour paru en 2009. Il a écrit dans plusieurs webzines sur des thèmes variés comme la musique, les technologies de l’information et les sexualités alternatives. Les performances qu’il a organisées et/ou réalisées tournent d’ailleurs autour du thème de la soumission / domination.

L’écriture de Christophe est influencée par la poésie contemporaine c’est le genre choisi pour son premier livre, il a rencontré un certain succès auprès du milieu universitaire grâce à ses lecteurs, ces influences transparaissent dans sa manière d’écrire. Sa nouvelle Mnésis est parue dans le premier numéro de l’Incontournable Magazine en Janvier 2013 et il travaille actuellement sur un roman qui sera dans la même veine.

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INTERVIEW DE CHRISTOPHE RAMAIN
parue dans L’Incontournable Magazine n°8

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| Pouvez-vous vous présenter ?
Chris bientôt 30 ans, je suis écrivain, mon premier livre est paru en 2009 et j’ai écrit pour pas mal de webzines. Je suis également responsable du développement et rédacteur pour l’Incontournable Magazine. J’ai co-fondé le Cercle La Boétie l’année dernière avec Hector Degossen et Philippe Deschemin. Je suis également consultant en Ressources Humaines et formateur. Voila pour la version soft de ma bio.

| Quels sont les aspects de la ville dans lesquels vous vous reconnaissez et ceux dans lesquels vous ne vous reconnaissez pas ? 
Lyon est la ville dans laquelle je suis né, j’y réside toujours et j’aime son côté sombre et impénétrable. Elle est magnifique mais ne se laisse pas apprivoiser facilement. Comme Venise, elle a une image flamboyante mise en avant par un marketing bien pensé mais, à qui sait la regarder, elle montre son visage terrible marqué par les mystères et la richesse de son monde sous-terrain. Je me reconnais moins dans son coté de ville bourgeoise de province qui bombe le torse en essayant d’en mettre plein la vue avec du clinquant fade.

Comment expliquez-vous la mutation de la ville ces quinze dernières années ? 
Il y a une volonté politique de faire de Lyon une ville d’importance en France et en Europe qui rivalise avec Paris. Pour ce qui est de la culture, cela signifie d’investir massivement dans des événements qui donneront une visibilité maximale aux projets des élus. Je pense que la municipalité souffre d’un complexe d’infériorité et essaye d’en mettre plein la vue au détriment du sens et de nombreux projets indépendants qui n’ont pas pour but de la mettre en valeur. Il reste néanmoins un espace que nous nous efforçons d’investir en tant qu’artistes.

Pensez-vous que le phénomène soit lyonno-lyonnais ?
Oui dans le sens ou la politique de la ville est responsable de cet état de fait, non parce qu’il fait partie d’une uniformisation voulue par un phénomène de globalisation de la pensée et de l’économie.

| Pouvez-vous présenter votre nouvelle? 
C’est une visite guidée underground, s’il en est. Une expérience hallucinée dans le ventre de la ville.